Les Carrés d'Hélène

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 acomoclitisme ?

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christophx
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MessageSujet: acomoclitisme ?   Ven 30 Déc 2005 - 11:42

Bonjour,
J'adore la vue d'un sexe de femme entièrement épilé. Je trouve cela d'une beauté sans égale. En psychanalyse je crois que ça s'apelle l'acomoclitisme (c'est bien cela ?). Pourriez-vous en parler.
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LN
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MessageSujet: Définition ?   Lun 16 Jan 2006 - 4:28

Bonsoir,

J'ai cherché dans trois dictionnaires de psychanalyse
et n'ai rien trouvé portant le nom d'acomoclitisme.

Je n'en suis pas vraiment étonnée,
sachant que la psychanalyse
ne poserait pas la question de cette manière.

C'est sans doute du côté de la psychiatrie
et de ses définitions des comportements
et des (prétendus) troubles du comportement qu'il faudrait chercher...

J'aurais demain mardi 17 janvier l'occasion (presque certaine)
de consulter un dictionnaire de psychiatrie
et d'en parler avec quelqu'un de plus compétent encore
dans ces questions.
Peut-être pourrais-je être plus précise.

Par contre,
je trouve dans l'"encyclopédie du sadomasochisme"
théoriquement publiée (j'ai une épreuve "pré-édition de cette encyclopédie)
aux éditions de la Musardine
sous la direction de Philippe Cousin
la définition suivante :

Acomoclitisme : "goût pour les pubis épilés. Il a ses fondements culturels (Grêce antique, empire romain) ou religieux (Islam, religion juive). La mode existait déjà en Chine ancienne, et à travers les fluctuations de l'histoire, elle revient très fortement dans nos sociétés occidentales friandes d'aseptie et riches en sexualités régressives et/ou ludiques."

A suivre

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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Sam 21 Jan 2006 - 15:14

Tout d'abord le sujet est vaste, mais je vous remercie d'enrichir mon vocabulaire d'un mot qui m'était inconnu.

La seconde réflexion est que je me "méfie" beaucoup quand la psychiatrie et la psychanalyse classent en catégories les personnes.

Les poils quels que soient les endroits où ils poussent, ils ont toujours eu une connotation :
en 1968 : les hommes aux cheveux longs on les appelaient des "hippies" (des beatniks)
Maintenant les hommes qui portent une barbe : on les appelle des barbus !! (avec une cohorte de préjugés) ... quant aux femmes qui aiment les barbus, on les appelle des "terroristes" (désolé, l'humour était facile).

le mot "acomoclitisme" n'est-il pas "chargé" de préjugés ? "l'amoclitiste" (allons-y, déclinons ce mot) serait-il lui aussi déjà "porteur d'un virus de grippe aviaire de forme humaine" ? (et donc à mettre en quarantaine)

Je reste donc perplexe devant l'emploi des mots pouvant avoir une connotation de maladie .....

Admettons ce mot, la "femme épilée" devient une "acomoclistiseuse" ? me trompe-je ?

Bref, je préfère en revenir à l'affirmation de base :
J'adore la vue d'un sexe de femme entièrement épilé. Je trouve cela d'une beauté sans égale.
Là, il y a matière à discussion intéressante ?
(la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde)

Il me serait très intéressant de savoir qu'est-ce qui est beau et c'est pas moi qui dirai qu'il n'y a rien à voir (avec plus de 500 détails à admirer, c'est le vulvologue qui parle) ? et pourquoi c'est beau ? et peut-être le plus important c'est la raison pourquoi c'est beau ? en général l'esthétique s'adresse aux sens mais pas à la raison, il y a donc là un approfondissement intéressant ..... d'où vient ce goût pour un sexe épilé ? (that is the question ?)

Antony

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MessageSujet: Comme promis   Sam 21 Jan 2006 - 19:14

Comme promis,
j'ai fait la recherche dans des dictionnaires de psychiatrie :
rien jusqu'en 1960

J'en ai profité pour faire une recherche étymologique :

a : privatif = sans
como, du grec komè = chevelure et par extension = feuillage
clitis = clitoris en grec

"un clitoris sans chevelure" : que l'on aime ou pas sa vue,
moi je trouve l'expression jolie...

Je rejoins Antony pour dire que
la beauté est dans l'oeil de celui qui regarde.
Là, c'est dans l'oreille de celle qui entend :
un clitoris sans chevelure.

J'ai envie d'ajouter :
le seuil dit pathologique (malade, maladif)
serait le point où l'on n'est plus capable de vivre quelque chose
sans qu'une condition importante ne soit absolument remplie.

Dit autrement :
si aimer la vue d'un sexe épilé n'est pas
un HANDICAP ou une OBLIGATION
dans votre vie amoureuse ou dans votre vie en général,
il n'y a pas de maladie (troubles du comportement, problème ou pathologie).

Bien entendu, vous entendrez des gens vous dire,
entre autres hypothèses,
que votre goût pour un pubis ou une vulve glabre
est un symptôme d'un manque de maturité de votre part.
Car le sexe sans poil est sensé être un sexe de jeune fille prépubère.

Personnellement, je fais aussi l'hypothèse
qu'un certain nombre de femmes s'épilent intégralement
pour assumer un sexe visible, une sexualité visible
pouvant manifester ouvertement ses désirs.

Comme le sexe d'un homme qui se voit ou qui se montre
"dans tous ses états" : repos, érection.

Et que donc, les hommes qui apprécient des femmes qui s'assument
sont aussi des hommes plus mûrs dans le sens
où ils ne seraient pas effrayés par le désir des femmes.

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MessageSujet: epilation   Jeu 13 Déc 2007 - 16:36

Voila une découverte je pratique l'acomoclitisme, et je ne m'en doutais pas.
Toute plaisanterie mise à part je n'ai jamais cherché très profondement à savoir pourquoi. Cela m'est venu progressivement comme sans doute bcp d'entre nous étant dotée d'une pilosité brune abondante cela ne faisait esthétiquement pas trop bon ménage avec les petites culottes et j'ai commencé à me raser progressivement. J'ai une fois été un peu loin que d'habitude et le soucis de symetrie m'a fait poursuivre, je me suis entierment rasée la vulve et cela m'a bcp troublée. J'avais alors 36ans.
Pour des raisons diverses je me suis installée au bord de la mer et je me suis convertie au naturisme et j'ai poursuivi jusqu'au rasage intégral. Je suis maintenant épilée définitivement ( si tant est qu'il y ai des choses définitives).Je dois m'avouer que j'y prend un double plaisir. Sensuellement les carresses sur des lèvres sans poils sont infiniment agréables et j'ai découvert ou plutot j'ai assumé le fait que j'aime exposer mon sexe. Paradoxalement ce n'est pas très évident de se l'avouer.
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Ven 14 Déc 2007 - 11:38

Bonjour

Pour un apophtegmophile comme moi, il est bon de connaître le mot acomoclitsime ! ;-)€ (vive les barbus. le barbu peut-il prétendre faire du nu intégriste ?)

Jeu de mots mise à part, je partage ce point de vue sur ces deux interprétations à propos du sexe imberbe.

Vue comme une image fixe, le sexe imberbe rappelle (rien de plus) celui des enfants.

Mais si on considère "un processus" par lequel la soustraction de la pilosité naturelle révèle peu à peu le sexe, un sexe imberbe est l'aboutissement de ce processus.

Un autre argument, l'hygiène, est parfois avancé, mais je ne crois pas qu'il soit justifié d'un point de vue biologique. Ce qui ne veux pas dire que des personnes ne le font pas pour cette motivation. A partir de là nous pouvons chercher pourquoi le poil apparaît comme "sale"...

Comme il existe maintenant un système d'épilation, à long terme, et quasiment sans sensation, chacun pourra répondre à ses choix beaucoup plus facilement.

D'un point de vue plus personnel, j'aime des lèvres imberbes, mais j'aime aussi le contraste avec les poils du pubis... Et pour ce qui est de mes propres poils, je les aime bien !

Au fait, par son étymologie, le mot acomoclitsime parle des femmes, existe-t-il un terme pour les hommes ?

Amicalement
Laurent

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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Ven 14 Déc 2007 - 21:52

Mes prémières expériences sexuelles se sont passées avec des femmes pas rasées.
La première fois que j'ai vu un sexe épilé j'ai été un peu rétissant. Il me semblait... incomplet (?). Je ne me suis pas posé longtemps la question et j'ai appris à l'aimer autant que s'il était non épilé.

Mais je me pose une question : il y a 20 ans peu de femmes s'épilaient. Aujourd'hui les femmes qui ne s'épilent pas sont presque devenues 'hors-norme'. Que chaque femme choisisse ce qu'elle aime et préfère, c'est la liberté individuelle. Mais je me demande si certaines ne s'épilent pas sous la contrainte de l'air du temps, pour cadrer avec l'image de la femme donnée par le presse (et l'industrie cosmétique qui la fait vivre avec ses pubs).
Peu de femmes osent aujourd'hui aller sur une plage avec leurs poils. Et sous les bras alors n'en parlons pas !

La machine est maintenant en marche pour conquérir un nouveau marché : les hommes. Mais il passeront pas par moi ! lol !

Je milite pour la variété des sexes féminins ! Smile
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MessageSujet: Caché?   Dim 16 Déc 2007 - 10:26

Dans l'épilation, il y a la notion de rendre visible.
Biensur pour l'homme, cette notion de caché est très relative.
Pour la femme c'est différent mais à cette notion de "montrer" il y a le paramètre mode et sans entrer dans l'aspect hygiène au sens biologique, il y a la notion d'entretien du corps. Meme les barbus entretienent et se coupe la barbe.
En écrivant, je pense aussi pour la femme que procéder au rasage comme une majorité d'hommes est peut etre aussi inconsciemment une motivation. Je vois d'ici les réponses à cette réflexion des femmes préférant les femmes protester. Peut etre soulignerais- je "Inconscient", mais...
Un fait est certain, pour moi, pratiquer un cunnilingus à une femme "rasée de près" est bien plus agréable. Je ne suis pas en revanche adepte du sexe totalement glabre qui me renvoie à la fillette.
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cellulite
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Mer 19 Déc 2007 - 12:16

Par mon métier ( infirmière) je vois bcp de femmes épilées.
Il y a qq années c'était exceptionnel maintennant bcp plus ( même dans une province éloignée Very Happy )
Pour ce qui est de l'hygienne il ne faut pas en faire un argument au contraire. Le rasage est bcp plus dangereux que les poils car cela fait des micros coupures invisibles dans lesquelles les microbes se nichent. Il faut donc s'en tenir à l'épilation traditionnelle à la cire ou bien à l'épilation par les nouvelles techniques type lampes flash. Attention ces techniques sont quasi définitives et il faut donc etre certaine de ne plus vouloir de poils.
Lorsque j'ai rencontré mon amie elle n'était pas épilée bien qu'esthéticienne. Notre relation n'est pas dans le role souvent caricaturé d'une qui joue le role de l'homme et inversement. Nous sommes deux femmes qui aimons les femmes et qui restent femmes et très féminines. Depuis 1 an elle est également épilee ( à la cire). Pour ce qui la concerne elle a préféré garder une petite ligne de poils sur le mont de vénus tout en ayant la vulve entiérement dépilée. Je ne suis pas intervenue dans ce choix n'ayant pas l'ame "d'une mâle dominante" Very Happy
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pierre bernard
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MessageSujet: pubis glabre   Lun 7 Jan 2008 - 11:15

bonjour
ah l'emotion devant le premier sexe glabre ! au cinema c'etait celui d'helene ! dans initiation d'une jeune marquise ! dans la vie une longue seance de rasage qui faisait couler les levres de la personne a grande eau !
quelques remarques
1 il faut de ce pas informer M. Schott que ces miscellanées ont omis une passion
2 le goût des sexes n'est pas le même selon qu'ils sont glabres ou non, ne croyez-vs pas ?
3 il paraît aussi que les sensations sont différentes (ce qui suppose un partenaire non rasé !)
4 enfin il est quand même plus stimulant - pour les deux partenaires ! - d'appliquer une bonne heu fessée sur des "joues" bien lisses et bien offertes que sur un buisson touffu et epineux
bref je suis un inconditionnel de l'acomoclitisme
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baxter75
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MessageSujet: Esthétisme artistique...   Jeu 10 Jan 2008 - 16:46

Bonjour,

Bonne et heureuse année 2008.

Comme vous, j'apprécie particulièrement un sexe féminin épilé totalement ou partiellement juste avec une petite largeur de poils au pubis (à l'Américaine).
Je l'apprécie pour l'hygiène mais surtout pour l'esthétique, la douceur, la fascination et les formes des lèvres et du clitoris...
Pour moi, c'est une vision très érotique, fascinante presque comme une proie en face d'un serpent surtout quand la personne a les lèvres humides d'excitation...
Vision superbe d'un sexe féminin épilé en transparence ou moulé dans un mini string, dans des collants, sous une mini-jupe...
Vision superbe du sexe épilé d'une jeune femme allongée sur le sable d'une plage au soleil ...
Je pense, entre autres, qu'une femme qui vient de s'épiler ou de se faire épiler est très excitée à l'idée d'en faire la surprise à son ami ou est très excitée à l'idée de se montrer épilée...(jeux d'exhibition...)
Parfois aussi, quelques femmes par jeux D/s et par plaisir se font épiler/raser par leur Maître ou Maîtresse...
Un sexe épilé permet aussi de porter des bijoux érotiques, des piercing, des anneaux spéciaux, des petites chaînes en or ou en argent...
Il y a longtemps nous étions des animaux, nous vivions en sauvage dans la nature et nous avions besoin de protection.., maintenant nous vivons (en principe) dans un monde aseptisé et nous portons des vêtements, nous n'avons plus besoin de poils disgracieux sur notre corps...
Les temps changent et les tabous aussi, apprenons à vivre avec l'érotisme qui est un grand plaisir des sens encore facilement disponible...
A bientôt...
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MessageSujet: acomoclitisme   Mer 20 Fév 2008 - 22:35

Ce sujet m'interpelle depuis longtemps.

Il y a dans ce thème quelque chose d'indéfinissable, et d'irritant.

Ma femme semble avoir l'"acomoclitisme" pour unique "fétiche"... et par chance je le partage.

J'essaie de mieux comprendre l'"acomoclitisme" pour mieux comprendre ma femme.

Quand une personne "anormalement normale" n'a qu'un seul fétiche, qu'est-ce que ce fétiche signifie ?

On a parlé de lien avec l'enfance : elle est très maternelle, mais je ne pense pas qu'elle veuille s'identifier à une jeune fille.

On a parlé (à juste titre) d'exposition du clitoris : je ne pense pas non plus.

On a parlé d'humiliation résultant de la perte des poils : elle ne semble pas motivée par des éléments de type domination-soumission.

En revanche, elle est très propre, un peu "maniaque" et épluche tout... mais elle donne à sa vulve épilée (rasée plus exactement) une connotation érotique.

Elle a parfois dit : "Tu veux faire l'amour ? attends, je vais me raser d'abord" ou, si elle a envie de faire l'amour, ellec dira : "Je me suis épilée ce matin"

Qu'en pensez-vous ?

Je répondrai à vos questions, car j'aimerais élucider le mystère !

Je précise : j'ai aussi l'acomoclitisme
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MessageSujet: Exposition du sexe féminin   Jeu 6 Mar 2008 - 13:18

cellulite a écrit:
Je dois m'avouer que j'y prend un double plaisir. Sensuellement les carresses sur des lèvres sans poils sont infiniment agréables et j'ai découvert ou plutot j'ai assumé le fait que j'aime exposer mon sexe. Paradoxalement ce n'est pas très évident de se l'avouer.

je suis tout à fait d'accord avec cet aveu : je crois que beaucoup de femmes qui s'épilent actuellement, le font "par mode", mais aussi parce que ce grand débroussaillage est l'unique façon pour elles de rivaliser avec les hommes en montrant leur équivalent de pénis, à savoir leur clitoris

montrer son clitoris comme l'homme montre son pénis rétablit ainsi l'équilibre
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LN
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MessageSujet: Visible ou exhibé ?   Jeu 6 Mar 2008 - 14:28

Je ne sais pas si le fait que notre sexe soit visible
implique que l'on ait envie de le montrer
voire de l'exhiber.

Il y a probablement encore là des nuances
à prendre en compte :
les hommes ont un sexe visible certes
et ils peuvent le laisser être vu
mais sont-ils tous dans l'envie de le montrer ?

Entre le cacher, le rendre visible,
le laisser être vu ou le montrer...
avec ou sans poil,
il y a de grandes différences
de personnalité et de phantasme.

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MessageSujet: Visible ou exhibé ?   Ven 7 Mar 2008 - 8:56

LN a écrit:
Je ne sais pas si le fait que notre sexe soit visible
implique que l'on ait envie de le montrer
voire de l'exhiber.

Il y a probablement encore là des nuances
à prendre en compte :
les hommes ont un sexe visible certes
et ils peuvent le laisser être vu
mais sont-ils tous dans l'envie de le montrer ?

Entre le cacher, le rendre visible,
le laisser être vu ou le montrer...
avec ou sans poil,
il y a de grandes différences
de personnalité et de phantasme.


dans le cas que j'évoquais, la femme rendait son sexe (sa vulve) visible en enlevant les poils qui la masquent au regard, à l'état naturel ; il y a donc un geste volontaire non pas forcément de rendre sa vulve visible, mais au moins d'enlever les poils...

et quand je regarde les photos de certaines femmes (même beaucoup...) amatrices nues qui soit s'accroupissent pour laisser apparaître leur clitoris, soit écartent leurs lèvres à cet effet, et que je situe cela dans le contexte actuel d'exhibition douce, je ne puis m'empêcher de penser que ces femmes sont heureuses de montrer délibérément leur clitoris, et que "elles aussi ont quelque chose à montrer", à l'instar des mâles qui n'avaient déjà pas grand mal à exhiber leurs attributs dans les années hirsutes

on veut montrer, et on veut montrer toujours plus : l'homme s'épile pour qu'on voie mieux son sexe, ses testicules, son pubis même... comme la femme ; et la femme montre comme l'homme

cet "égalitarisme" des sexes n'est qu'apparent : tandis que dans les années 70 c'était la touffe de la femme contre la touffe + bout du sexe de l'homme, c'est à présent lèvres et clitoris contre "la totale" pénis + testicules

la différence anatomique ressort ainsi d'avantage aujourd'hui, mais la différence symbolique s'estompe (madame peut aussi montrer son équivalent-pénis)
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MessageSujet: pas évident !   Ven 7 Mar 2008 - 17:14

Il ne me semble pas évident qu’une femme qui s’épilent montre son clitoris.
Il ne me semble pas évident qu’une femme qui ouvre son sexe montre en particulier son clitoris.
Il ne me semble pas évident que beaucoup de femmes considèrent leurs clitoris comme un équivalent d’un pénis.
Il ne me semble pas évident que le clitoris soit un équivalent d’un pénis.

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MessageSujet: Clitoris et pénis   Lun 10 Mar 2008 - 9:15

Cavalier de pique a écrit:
Il ne me semble pas évident qu’une femme qui s’épilent montre son clitoris.
Il ne me semble pas évident qu’une femme qui ouvre son sexe montre en particulier son clitoris.
Il ne me semble pas évident que beaucoup de femmes considèrent leurs clitoris comme un équivalent d’un pénis.
Il ne me semble pas évident que le clitoris soit un équivalent d’un pénis.

Embryologiquement, le clitoris est un pénis qui n'a pas "grandi", mais qui possède bien une hampe, un gland et un capuchon (l'équivalent du prépuce), tandis que les grandes lèvres sont l'équivalent embryologique du scrotum

Autant pour l'embryologie... maintenant la psychologie, ou le symbolisme.

La petite fille "souffre" de ne pas avoir de pénis, c'est la théorie unanimement admise.

D'où mon idée, basée sur de nombreuses illustrations diffusées sur le net, sur le témoignage publié sur ce forum que l'épilation permet - dans certains cas évidemment, je ne fais pas une loi générale - à la femme d'exposer son sexe, et surtout son clitoris...
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Cavalier de pique
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MessageSujet: pas si vite !   Lun 10 Mar 2008 - 17:10

Oups là des raccourcis un peu rapide !

A propos d'embryologie : il apparait sur le corps du fœtus, durant son développent, de la chair (qui n'a pas encore fonction d'organe) et qui semble indifférencié entre masculin et féminin. Toutefois appeler cela "un pénis qui ne grandit pas" est un abus de langage qui témoigne d'une vision centrée sur le corps de l'homme comme référence. Le corps de la femme étant défini ensuite par différences (surtout des manques). Il serais, bien sur, facile, mais tout aussi faux, de prendre comme référence le corps de la femme, puis de définir celui de l'homme par différence... Par ailleurs l'embryologie expose de nombreux faits dont l'interprétation psychologique serais bien différente si des psy se pencher dessus...

Quand aux théories unanimement admises : Il fut un temps ou les femmes n'avait pas d'âmes... étaient elles d'accord avec ce point de vue ? Sont elles en accord avec cette théorie unanime ? Non elle non jamais étaient unanimes elles non plus !... N'oublions pas de douter... et de réfléchir aux contextes et aux écrits qui fixent, souvent bien trop longtemps, des comportements simplement dictés par un manque de recul...

Ces erreurs de base, dans le regard sur la femme définie par différence d'avec l'homme, pèse sur notre culture depuis plusieurs millénaires (Par exemple : la cote d'Adam)

Changeons ?

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MessageSujet: Acomoclitisme   Mar 11 Mar 2008 - 9:24

Cavalier de pique a écrit:
Oups là des raccourcis un peu rapide !

A propos d'embryologie : il apparait sur le corps du fœtus, durant son développent, de la chair (qui n'a pas encore fonction d'organe) et qui semble indifférencié entre masculin et féminin. Toutefois appeler cela "un pénis qui ne grandit pas" est un abus de langage qui témoigne d'une vision centrée sur le corps de l'homme comme référence. Le corps de la femme étant défini ensuite par différences (surtout des manques). Il serais, bien sur, facile, mais tout aussi faux, de prendre comme référence le corps de la femme, puis de définir celui de l'homme par différence... Par ailleurs l'embryologie expose de nombreux faits dont l'interprétation psychologique serais bien différente si des psy se pencher dessus...

Quand aux théories unanimement admises : Il fut un temps ou les femmes n'avait pas d'âmes... étaient elles d'accord avec ce point de vue ? Sont elles en accord avec cette théorie unanime ? Non elle non jamais étaient unanimes elles non plus !... N'oublions pas de douter... et de réfléchir aux contextes et aux écrits qui fixent, souvent bien trop longtemps, des comportements simplement dictés par un manque de recul...

Ces erreurs de base, dans le regard sur la femme définie par différence d'avec l'homme, pèse sur notre culture depuis plusieurs millénaires (Par exemple : la cote d'Adam)

Changeons ?

Vos conaissances en embryologie semblent plutôt rudimentaires, cher Cavalier : un foetus est par définition sexuellement différencié (mâle ou femelle) du point de vue morphologique (en fait, vous confondez embryon et foetus...).

Et puis je n'ai jamais caractérisé la femme comme un homme à qui il manquerait quelque chose ; néanmoins il est évident que l'homme possède un pénis (j'en suis réduit à démontrer qu'il fait jour à midi...)

Quant à votre affirmation selon laquelle il fut un temps où les femmes n'avaient pas d'âme, franchement, je me demande à quelle époque il faut remonter : au paléolithique ?

Excusez-moi de vous dire cela, mais discuter avec vous ne mène guère loin !
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MessageSujet: raccourcis, déviations, ou discussion ?   Mer 12 Mar 2008 - 11:52

Ce n'est pas en détournant la discussion par des provocations et des thèmes personnels que vous saurais où elle vous mènera. Il serai plus efficace de répondre aux arguments. Je les reprends précisément pour que vous puissiez aller plus loin :

1 Quand vous écrivez, je vous site, "le clitoris est un pénis qui n'a pas grandit" vous définissez le corps de la femme ("le clitoris...") en référence au corps de l'homme ("est un pénis...") et par un manque ("qui n'a pas...")

2 Au-delà de mon erreur de vocabulaire entre fœtus et embryon, l'argument reste valable : au début la chair semble indifférenciée, puis se développe, soit en sexe masculin, soit en sexe féminin. Ce n'est en aucune façon un pénis en premier, puis qui ne grandit pas.

3 L'idée que la femme n'a pas d'âme (formulée ouvertement par le clergé, au moyen age) est plutôt actuelle, car elle n'a évoluée que dans sa reformulation, en fonction des valeurs de ceux qui tentent de justifier la discrimination des femmes. Par exemple : « les femmes ont moins de compétence politique », « les femmes ont moins de compétence intellectuelle et de force de travail », les femmes ne savent pas piloter des avions », « les femmes ne peuvent pas être des chirurgiens compétents ». J’ai choisi ces quatre exemples car il est facile de vérifier leur influence dans les comportements sociaux actuels (représentation politique, montant des salaires, refus de prendre l’avion, refus d’opérations).

A propos de la «pré-»histoire, des idées malheureuses de cette époque ont encore cours aujourd’hui : La guerre du feu est devenue guerre du pétrole et du nucléaire, la guerre des territoires est aujourd’hui politiquement correcte, la guerre des cultures perdure au delà des cultures qui ont, parfois, changées plusieurs fois…

Encore un détail : il existe en permanence sur cette planète un point géographique où il est midi et où il ne fait pas jour. Comme quoi…

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MessageSujet: Acomoclitisme   Mer 12 Mar 2008 - 12:40

Citation :
Quand vous écrivez, je vous site, "le clitoris est un pénis qui n'a pas grandit" vous définissez le corps de la femme ("le clitoris...") en référence au corps de l'homme ("est un pénis...") et par un manque ("qui n'a pas...")

2 Au-delà de mon erreur de vocabulaire entre fœtus et embryon, l'argument reste valable : au début la chair semble indifférenciée, puis se développe, soit en sexe masculin, soit en sexe féminin. Ce n'est en aucune façon un pénis en premier, puis qui ne grandit pas.


dans l'embryogenèse, vous avez effectivement un stade où une ébauche, ***commune*** aux deux sexes, de pénis se développe fortement en véritable pénis masculin et faiblement en clitoris féminin

study
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MessageSujet: retour à l'acomoclitisme   Mer 12 Mar 2008 - 13:21

ok ! la boucle est bouclée !
pour ceux qui cherche une suite sur l'embryologie c'est ici

maintenant retour à l'acomoclitisme...

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MessageSujet: pour cellulite+acomoclitisme   Ven 4 Avr 2008 - 18:24

Bonsoir,
Ma question va surtout se poser sur le fait " existe-t-il une différence au niveau des caresses manuelles ou buccales prodiguées au niveau du sexe quand celui çi est épilé ou non" et comme cellulite à connu les deux, elle pourra peut être me renseigner à ce sujet car il se peut que de s'épiler est aussi, un moyen d'augmenter la pression,désir... sexuelle autour de celui çi ?
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MessageSujet: L'acomoclitisme   Ven 24 Avr 2009 - 22:04

Bonjour,
Je suis tout nouveau sur ce forum mais j'ai vu que vous parliez d'un sujet qui malgré mon jeune âge (19 ans), m'intéresse car j'ai suggéré l'idée d'un rasage intégrale a ma copine et depuis je trouve la vu de sa partie intime nettement plus agréable, non pas que je ne supporte pas la vue des poils (puisque moi même très poilu), mais je trouve la vue vraiment plus agréable
et plus attirante alor je sui tout a fait d'accord qu'on puisse trouver cette façon ou cette idée un peu dérangeante même si l'on trouve des traces de ce type de comportement ou de pratique depuis l'Antiquité.

Mais c'est vrai que de nombreuses questions peuvent être soulevés et voir philosophiques comme j'ai pu le lire précédemment, mais on peut se demander s'il on est "normal" (mais même normal n'a pas vraiment de signification en soi), puisque chez l'homme la présence de poils est à une connotation de virilité et chez la femme de féminité. Puisque j'ai pu lire qu'une femme sans poils n'était plus une femme car ce que dieu nous a donné n'est pas pour rien (question de religion, je suis athée), mais c'est vrai que les poils on un rôle de protection (ici biologie humaine).

Tout ceci pour dire que si l'on ne veut plus voir de poil sur nous ou sur notre partenaire est-ce "normal", on est-ce une sorte de type de comportement bien que j'ai lu que précédemment que l'on ne pourrait rapporter cela sous forme de comportement ou de préjugé (les barbus), en vu des définitions de ceci.

Mais alors d'où peut venir cette idée de voir un pubis rasé, peut être est-ce par la culture d'aujourd'hui avec des femmes dans les publicités rasées, ou la culture pornographique qui est de plus en plus présente sur internet.

merci d'avance pour vos réponses.
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Mar 15 Sep 2009 - 19:16

Nouveau sur les Forums dd'Hélène,j'arrive un peu comme les carabiniers sur ce "vieux" sujet. J'y apporterai cependant deux remarques:
- Dans l'activité "électro-stimulation",le poil est l'ennemi du bon contact . Un clitoris doit être bien dégagé . C'est encore plus vrai pour un sexe masculin qui doit se présenter "à la Grecque";
- Pour ce qui est du pur fantasme,j'ai toujours tendance,lorsque je "croise" une femme,de toutes conditions sociales,à immaginer quel traitement elle apporte à son sexe et pourquoi.Malheureusement je dois en rester le plus souvent au stade des supputations,mais n'est ce pas cela qui nourrit le fantasme !
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Jeu 15 Oct 2009 - 12:57


Bonjour à tous, je m'appelle Pierre, je suis Belge, quadra et féministe.
Je découvre ce sujet longtemps après son ouverture mais il est toujours d'actualité.
Je suis très attentif aux injonctions faites aux femmes concernant leur corps. C'est la pilosité sexuelle des femmes (PF) qui m'interpelle le plus car elle est l'objet depuis des millénaires d'une censure et d'un tabou qui ne dit pas son nom.
La PF me concerne car ma femme ne s'épile pas les aisselles et depuis 1995, elle se fait insulter par des gens, à la plage ou à la piscine : on la traite de singe, de yeti. Elle n'a pas de hirsutisme, c'est une pilosité normale. Je suis avec elle chaque fois et je peux vous dire que ça fout les boules. Moi aussi j'ai des poils mais personne ne me dit rien, c'est donc une discrimination sexiste. Au boulot, elle doit porter des manches car sinon, ce sont les regards de dégoût, on lui a déjà dit que c'était "sale" de garder des poils ! En voulant comprendre pourquoi cette méchanceté verbalisée, j'ai adhéré au féminisme.
Concernant le pubis rasé pour les femmes, c'est évidemment une question de goût. Mais comme le rappellent ln et Coplet, le sexe rasé renvoie à la fillette impubère et historiquement, c'est une réalité.
Comme expliqué sur cette page
http://ame.enfant.org.free.fr/zwang.html
«L'épilation corporelle totale.
Elle est infligée rituellement aux jeunes mariées, avant la nuit de noces coranique. Mais aussi en Inde, avant le mariage avec un aristocrate. La femme est devenue à nouveau une enfant, au pouvoir de son seigneur et maître. Il en attend la même docilité.»


La fin de cette page est terrible
«Bien que tous ces châtiments n'entraînent pas d'amputation irréversible, ils n'en sont pas moins répréhensibles car basés sur la même idéologie que les mutilations sexuelles. La vieille culpabilisation métaphysique de l'animalité humaine, de ses désirs, de ses organes sexuels, de leurs poils et de leurs odeurs, la vieille misogynie inspirant les mêmes réticences, les mêmes condamnations, les mêmes censures. Dans les hautes sphères de l'éthique comme dans la vie quotidienne.»
Dans les années 80, absolument aucun homme "normal" ne demandait à une femme de se raser le pubis. Il y n'avait des pubis épilés que dans certains films X : les SM où l'épilation fait partie du rituel de soumission. Se faire raser le pubis y était la dégradation ultime, rendant les femmes infantiles, comme dans le passé.
sur la page http://www.lautresexe.com/von_laks_acomoclitisme.htm
Il y est question entre autres, du fait que les fillettes à peine adolescentes se font déjà épiler au laser, tellement elles ne supportent pas les poils. C'est le résultat du matraquage des médias qui ne montrent plus que ça depuis une dizaine d'années.
Extrait
«Dans le même temps aussi, on sexualise (dans le discours, dans le vêtement, dans les pratiques) de plus en plus tôt les très jeunes filles. Aujourd'hui, d'après mes amis qui font fortune dans l'épilation au laser, ce sont des fillettes de 12 ou 13 ans qui viennent avec leur mère pour faire disparaître un léger duvet - mais insupportable, semble-t-il.
Du coup, si l'on fait le compte, si l'on additionne tout cela, on en arrive à cette conclusion : les filles et les femmes se confondent. Ou dit autrement, les très jeunes filles se féminisent jusqu'au grotesque et les femmes s'infantilisent jusqu'à l'absurde. Au regard des combats féministes, c'est certes un peu gênant, disons-le. Et au centre de tout cela, variante nécessaire mais non suffisante, il y a ce poil que l'on enlève. Ce n'est pas cet acomoclitisme de masse qui est la cause de tout, non, mais c'en est un moyen. Il est indispensable, de fait.»

Je pense qu'il est temps de prendre en compte cette folie dépilatoire afin que les adolescentes cessent de détester leur corps.
Je pose la question : la folie des pubis épilés correspond àla prolifération des films X ne montrant plus que ça. Comment ne pas faire la relation entre le passé misogyne et le machisme des producteurs de films porno mais sous couvert de "liberté sexuelle" aujourd'hui?
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Electre
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MessageSujet: acomoclitisme   Jeu 15 Oct 2009 - 16:54

En ce qui me concerne,et sans revenir sur les considérations un peu pratiques de l'électrostimulation sexuelle qui ne s'accomode pas très bien des "poils",je souhaiterais revenir sur la deuxiemme partie de mon propos passé.
Il est certainement vrai qu'il y a des modes en la matière mais,sauf tecniques épilatoires irréversibles,il me semble que la mode,pour une femme peut changer,ce n'est question que de quelques semaines pour un "retour en arrière".
N'en est il pas de même pour cette mode,pour le coup dangereuse,des femmes mannequins ultra maigres confinant à l'annorexie ?
L'histoire de l'art est peuplée de ces différents goûts au fil des siècles.
Pour mon compte,je suis assez preneur de ces pratiques intimes différentes d'une femme à l'autre.Il y a ces parties anatomiques visibles et le pubis caché. Ces combinaisons éventuelles de friches à l'anglaise ou de jardins à la française n'alimentent t'elles pas nos fantasmes ?
Tous les goûts doivent demeurer dans la "nature",vive la Belgique libre.
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MessageSujet: poils   Dim 18 Oct 2009 - 13:53

Bonjour à Pierre de Belgique,
je comprends votre colère face aux réactions de certaines personnes à la vue des poils sous les aisselles de votre femme. Il s'agit bien de la vue, puisque si ces personnes ne les voient pas, cela ne les dérange pas. J'ai été intéressé par votre décodage par rapport à l'épilation du pubis, qui pourrait traduire une infantilisation. Je ne connais pas le sens du mot "acomoclitisme". Il me fait penser à clitoris et s'accomoder.
Je profite de votre message pour m'exprimer sur le sujet de l'épilation, et plus particulièrement de la femme, et encore plus particulièrement de la femme avec laquelle je suis en relation amoureuse.
A 3 endroits du corps: les aisselles, le pubis et les jambes.
Je préfère l'absence de poils sous les aisselles car je peux y passer ma langue plus agréablement.
Une pilosité publienne "trop" touffue peut me déplaire.
Et je trouve plus sensuel des jambes de femme sans poil.
Face à une femme avec laquelle je ne serais pas en relation, la situation serait différente, mais pas neutre affectivement pour autant.
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Lun 19 Oct 2009 - 9:44

@Electre, j'ignore ce qu'est l'électrostimulation mais je ne vois pas en quoi le poil serait "l'ennemi"du bon contact.
Il y a 25 ans, je parlais de cunni avec des copains de mon âge et aucun ne se plaignait d'hygiène douteuse ou de poils dans la bouche, on était surtout content de donner du plaisir aux femmes. C'est une évidence que les pornos ont "sali" les poils. Avoir un poil en bouche, ça m'est arrivé une ou 2 fois en 25 ans de vie sexuelle, y a vraiment pas de quoi en faire un plat. Etant donné qu'il n'y a pas de poils sur le clitoris, la personne qui serait gênée par les poils ne sait peut-être pas s'y prendre pour donner du plaisir ? Wink
Même wikipedia tombe dans le piège : à la page http://fr.wikipedia.org/wiki/Cunnilingus
On lisait ceci "De plus, l'épilation partielle ou totale du pubis évite à celui ou celle qui prodigue le cunnilingus d'ingérer des poils."
Cette ineptie a été rectifiée entre-temps. Les poils pubiens des femmes ne sont pas une "garniture inutile", ils sont une barrière contre les mycoses et autres bactéries. De nombreuses femmes pratiquant le rasage du pubis se plaignent d'infections car le rasage fragilise la peau.
Certaines disent que la sensation est plus forte lors des cunnis, avec le pubis lisse. Je dois dire que ça me laisse perplexe. Et que penser de l'effet cactus ? Si une femme se rase le pubis, le lendemain, ça fait repousse cactus, comme la barbe. Où est le plaisir et la "douceur" de la peau dans ce cas ? C'est un cercle vicieux, une fois qu'une femme commence à se raser, elle est obligée de continuer. Et épiler le pubis, j'ose même pas imaginer la douleur. Sad
En ce qui me concerne, un pubis lisse me rappelle une fillette impubère. Résultat, je perds mes moyens, pour dire les choses poliment.
Je fais référence à la douceur de la peau non épilée en la comparant à la chatte(l'animal), justement. A-t-on déjà entendu qqn dire "j'ai rasé mon chat, il est plus doux maintenant" ? Et un crâne rasé, est-ce plus doux qu'une masse de cheveux ? Poser la question, c'est y répondre. Donc, on peut autant avoir envie de caresser une peau lisse qu'une peau poilue, la perception est différente mais la peau lisse n'est pas plus douce que les poils.
Chaque poil est relié à un muscle érecteur (celui qui fait se dresser les poils quand on a froid) et donc, sans poil, on est privé d'une perception. Mais tellement de femmes se rasent d'office que plein d'hommes n'ont même aucune idée de ce que c'est de caresser les aisselles poilues d'une femme, ou son pubis. Pour le caressé et le caressant, c'est une sensation très forte. Les aisselles étant une zone érogène, le plaisir est immense. On peut même embrasser les aisselles, c'est un véritable bonheur. Wink
coplet disait
Citation :
Meme les barbus entretienent et se coupe la barbe
La comparaison ne me paraît pas adéquate. La barbe comme les cheveux n'arrêtent pas de pousser. Quand on ne se coupe pas les cheveux, ils tombent devant les yeux, quand on ne se coupe pas la barbe, elle empiète sur la bouche et gêne pour manger, on doit au minimum la tailler. Par contre, les poils du corps ne posent pas ce problème, ils ne poussent plus une fois leur longueur maximale atteinte. S'ils gênent, c'est pour des raisons culturelles et non parce qu'ils poussent sans arrêt. De plus, très peu d'hommes sont soumis à des injonctions sur le physique comme le sont les femmes en permanence. Les comparaisons entre le corps des hommes et des femmes sont souvent hasardeuses, s'il s'agit d'y voir une égalité.
cellulite disait
Citation :
Attention ces techniques sont quasi définitives et il faut donc etre certaine de ne plus vouloir de poils.
Comment pourrait-on être sûr-e de ne plus vouloir de poils ? Comment savoir ce qui se passera dans dix ans point de vue perception de son propre corps ou de la perception de notre corps par un-e partenaire ?
Citation :
Je ne suis pas intervenue dans ce choix n'ayant pas l'ame "d'une mâle dominante"
Cette phrase me paraît révélatrice. Est-ce à dire que dans les couples hétéro, seuls les hommes décident de l'état pileux des femmes ? Je suis féministe et cela me choque.
Citation :
Il faut donc s'en tenir à l'épilation traditionnelle à la cire ou bien à l'épilation par les nouvelles techniques type lampes flash
Epiler le pubis ? Mais c'est une des régions les plus sensibles du corps ! Comment peut-on s'infliger un tel supplice ?
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Lun 19 Oct 2009 - 9:45

blue disait
Citation :
la femme rendait son sexe (sa vulve) visible en enlevant les poils qui la masquent au regard, à l'état naturel
Sur le site http://originedumonde.over-blog.com/
on voit presque chaque fois les lèvres et même le clitoris chez les femmes "naturelles".
C'est une compilation de plus de 200 pubis naturels, dans une pose proche de celle du tableau "L'origine du monde", autant dire, de très gros plans.
Quelle diversité pileuse quand on voit ces clichés, la texture, la couleur, la forme. Alors qu'un sexe épilé ressemble à un autre sexe épilé et surtout, ressemble à celui d'une fillette impubère. La "mode" actuelle des pubis épilés nous ramène à la vieille misogynie qui ne veut pas que les femmes affichent des caractères sexuels secondaires mais en se cachant aujourd'hui derrière des arguments comme l'hygiène, l'esthétique, la "visibilité", etc. puisque les hommes n'ont plus le contrôle du corps des femmes, comme dans le passé.
Gérard Lenne, sexologue, évoque la tyrannie du lisse ici : http://www.sexologie-magazine.com/sociologie/TyrannieDuLisse.html
Si on réunit la vogue du rasage et celle des tatouages, comment ne pas évoquer aussi un lieu où l'un et l'autre furent sinistrement réunis, sous le signe de l'organisation méthodique et de l'obsession hygiéniste : les camps d'extermination nazis. En y ajoutant une autre composante follement à la mode, le piercing, on retrouve d'inséparables attributs de l'esclavage (l'anneau perçant la lèvre ou la cloison nasale, en particulier). La honte et l'infamie de jadis deviennent ainsi des signes de chic, de distinction sociale. Troublant phénomène !
baxter disait
Citation :
Je pense, entre autres, qu'une femme qui vient de s'épiler ou de se faire épiler est très excitée à l'idée d'en faire la surprise à son ami ou est très excitée à l'idée de se montrer épilée
Perso, si ma femme me fait cette surprise (ce qui est très improbable), ce serait une énorme déception. Tous les sexes épilés que j'ai vus m'ont fait perdre mes moyens.
Citation :
Il y a longtemps nous étions des animaux, nous vivions en sauvage dans la nature et nous avions besoin de protection, maintenant nous vivons (en principe) dans un monde aseptisé et nous portons des vêtements, nous n'avons plus besoin de poils disgracieux sur notre corps
Les poils disgracieux ? C'est quoi, ce jugement ? Il y aurait une loi indiquant ce qui est gracieux et ce qui ne l'est pas ? Et pourquoi ne pas tous se raser le crâne, on se ressemblerait tous, c'est génial. Sad Une armée de clones, sans poils.
Pour le côté animal, l'argument est FAUX.
Dans un article consacré aux poils à cacher, le psychologue et prof d'unif Marc-Alain Descamps disait dans le journal le Monde en 2005 :
«... Le tout dans une commune opposition à notre passé animal. Et sans vouloir se souvenir que la plupart des mammifères ont des poils partout... sauf, justement, là où en a notre propre espèce.»
tout l'article ici : http://www.ecologielibidinale.org/fr/presse/lemonde-ese1-fr.htm
On dit parfois d'une femme poilue qu'elle est un singe. Chez la plupart des singes, il n'y a pas de poils là où l'humain en a (pubis, aisselles). Cherchez l'erreur.
Autre point clé, les poils sur la tête(les cheveux sont des poils selon les dermatos). Tous les mammifères dont les singes en ont mais bizarrement, aucune femme n'est horrifiée par ses cheveux au point de vouloir les enlever.
Ce qui différencie les humains de l'animal, ce n'est pas une question de poils mais une question d'intelligence, de réflexion, de transcendance.
En réalité, les poils qui dérangent sont ceux associés à la sexualité (aisselles et pubis). Cela rejoint la répression sexuelle que les femmes ont subi pendant des siècles.
Citation :
Les temps changent et les tabous aussi, apprenons à vivre avec l'érotisme qui est un grand plaisir des sens
Eh non, les tabous restent. Les poils pubiens féminins ont été interdits pendant des siècles, c'est Giscard en 75 qui a autorisé qu'on montre des poils pubiens et la fente vulvaire car il y avait une interdiction légale en dehors de l'art (peinture). Mais depuis le milieu des années 90, les pubis féminins perdent à nouveau leur toison dans les magazines érotiques et dans les films X. On voit bien en quoi c'est une retour au puritanisme, la parenthèse pileuse aura duré moins de trente ans.
Electre disait
Citation :
L'histoire de l'art est peuplée de ces différents goûts au fil des siècles.
Oui mais pas sur les poils féminins.
A l'origine de l'épilation (il y a des siècles), le but était d'infantiliser les femmes, pour qu'elles ressemblent à une fillette, donc qu'elles se soumettent. Aristophane le disait déjà 400 ans avant JC dans "Lysistrata" et "L'assemblée des femmes", elles devaient s'épiler pour ne pas ressembler à des hommes (???) ou alors, on punissait une femme ayant fauté en lui brûlant les poil pubiens à la cendre ! (Les écrits d'Aristophane sont disponibles gratuitement sur le Net). Plus tard, ce sont les prostituées qui punissaient l'une d'entre elles en lui rasant le pubis pour la mettre hors jeu un certain temps.
La PF était interdite dans toute représentation du corps des femmes à cause de son caractère érotique, d'où son absence des tableaux des grands maîtres (jusqu'à la fin du 19ème) ou des statues grecques. Dans les écoles d'Art de l'Antiquité à la Renaissance, on interdisait aux élèves de la représenter, car trop érotique, donc taboue, c'est du puritanisme. Puis, les censeurs d'Hollywood (la MPPDA) interdisent qu'on la montre, dès le début du cinéma en 1896, média considéré comme subversif et donc, à réglementer. Pour ne pas voir leur film interdit, les réalisateurs se pliaient donc aux diktats puritains. J'appelle ça le "po-i-litiquement correct".
Il a fallu attendre "L'origine du monde" de Courbet pour enfin voir une vraie femme et non une femme au corps mutilé (sans poils ni fente vulvaire). A propos de ce tableau, le puritanisme est encore très présent au 21ème siècle : des gens sont offusqués en le voyant au musée d'Orsay et vont rouspéter à la réception en disant qu'il peut choquer des enfants. Mais il y a d'autres tableaux avec des femmes au pubis épilé à cause de la censure et ça, personne ne s'en offusque. Ces gens refusent donc ce qui est naturel et préfèrent voir un tableau censuré, c'est le monde à l'envers.
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MessageSujet: Amoclitisme   Mar 20 Oct 2009 - 8:09

Je ne sais toujours pas ce que signifie le terme "amoclitisme". J'entends parler d'épilation. J'entends qu'il y a les fans de l'épilation comme il y a ceux de la pilosité.
Je remercie Pierre pour le lien vers les photos de pubis à poils. Pour moi, c'est un vrai travail de désensibilisation face à l'émotion que peut susciter la vue du sexe d'une femme. Désensibilisation et donc, par conséquent, réconciliation.
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Mar 20 Oct 2009 - 14:07

Bonjour,

Constant : comme vous avez pu le lire
dès les premiers messages de cet échange,
l'acomoclitisme (et pas "amoclitisme" )
est le fétichisme (goût prononcé, éventuellement exclusif
voire nécessaire à l'excitation sexuelle) des pubis glabres (sans poil)

Et étymologiquement, l'on pourrait traduire "acomoclitisme"
par "clitoris sans chevelure"...

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Bien à vous
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Ven 23 Oct 2009 - 9:16

Constant disait
Citation :
je comprends votre colère face aux réactions de certaines personnes à la vue des poils sous les aisselles de votre femme. Il s'agit bien de la vue, puisque si ces personnes ne les voient pas, cela ne les dérange pas.
Ce qui ne se voit pas ne dérange pas les intolérants. Exemple, dans les années 80, les gays étaient libres d'avoir une sexualité "différente" mais pas question de l'afficher publiquement. Se promener main dans la main ou s'embrasser en rue était impensable alors qu'une femme avec des poils n'attirait aucun commentaire. Aujourd'hui, les gays peuvent s'afficher et c'est tant mieux mais pourquoi les femmes qui ne se conforment pas aux diktats patriarcaux sont stigmatisées ?
L'homophobie est punissable mais pas les remarques sexistes. De plus, on voit des gays dans les médias, dans la rue, ils sont "visibles" et ça joue sur les inconscients qui finissent par accepter que des hommes puissent s'aimer. Par contre, la PF est totalement inexistante dans la sphère publique et dans les médias (pubs, magazines, télés, cinéma), toutes les femmes y sont lisses.
Même dans les pubs pour les produits dépilatoires, la femme est déjà lisse ! Comme si une pub pour une tondeuse à gazon nous montrait un jardin à l'herbe déjà coupée, ce serait aberrant. Alors que quand on voit une pub pour un rasoir masculin, l'homme y a une barbe de qq jours. Les pubeux censurent la PF, comme leurs lointains ancêtres.
Du coup, l'inconscient enregistre que femme=aisselles lisses et quand une "déviante" ose montrer des poils, cela provoque des réactions outrancières.
Aucun autre aspect du corps des femmes ne subit une telle pression, on croise par exemple bcp de femmes rondes ou pas maquillées alors que la minceur et le maquillage sont des normes de "beauté".
Il suffit de poser la question autour de soi sur les réactions des gens s'ils voyaient une femme avec des poils aux aisselles, dans la sphère publique. La plupart diront que ça les choque et certains se permettent même de dire qu'ils feraient une remarque.
En fait, je revendique l'indifférence, rien d'autre. C'est un peu hallucinant en 2009 d'avoir à se battre pour que les femmes soient réellement libres de disposer de leur corps et surtout, ça passe complètement inaperçu chez la plupart des gens, preuve qu'on est face à une norme sociale intégrée.
Dans le mémoire qu'un ami a fait en 2006 en psychologie sociale et qu'on peut télécharger ici : http://www.ecologielibidinale.org/fr/biblio/miel_normeepilation.pdf
Il y a des choses très intéressantes. Il s'agit d'une enquête auprès de jeunes femmes de 18 à 26 ans, étudiantes dans cette université. On leur demande (je résume) ce qu'elles pensent de l'épilation, si elles pratiquent l'épilation (à part une, elles s'épilent toutes) et surtout, ce qu'elles penseraient ou diraient face à une étudiante de la même université qui apparaîtrait publiquement avec des poils visibles aux aisselles et aux jambes. Sans surprise, les réactions négatives dominent : regard désapprobateur, ricanement, remarque désobligeante ou suggestion, cela s'appelle le contrôle social. Ça ne m'étonne pas, c'est la matérialisation de ce que je vis avec ma femme et je trouve que c'est très triste, surtout qu'il s'agit de signes de maturité sexuelle, qu'on les trouve érotiques ou pas n'a aucune importance. En tout cas, pour les sceptiques qui douteraient de la pression sociale et de l'épilation comme injonction, il y a de quoi s'interroger. D'autres femmes que je connais vivent exactement la même chose, dans différents pays d'Europe ou au Canada.
Citation :
J'ai été intéressé par votre décodage par rapport à l'épilation du pubis, qui pourrait traduire une infantilisation
Il ne s'agit pas de "mon" décodage mais de celui de gens qui étudient le contrôle du corps des femmes par les hommes, tel qu'il s'est passé pendant des millénaires. Je ne fais que rapporter ce que j'ai lu de la part de spécialistes et d'un point de vue psy, ils ont évidemment raison. En tout homme d'aujourd'hui sommeille un macho néandertalien qui ne pense qu'à une chose, réduire les femmes à des objets de séduction ou à des enfants, pour pouvoir les dominer.
Les femmes ont peur de voir tomber leurs cheveux et pour cause. La symbolique du crâne rasé est très forte, ça rappelle les femmes tondues à la Libération et donc, tout le monde sait que c'était une punition ou le signe d'une grave maladie. Mais la différence, c'est que le pubis est intime et les cheveux sont "publics", on a tous en tête ces images de femmes humiliées en 44. Plus loin dans le temps, c'est le pubis qu'on rasait pour punir les femmes mais on n'en a pas d'images qui frapperaient les esprits. En fait, les gens devraient avoir la même réaction face à un pubis rasé que face à un crâne rasé, étant donné que ces 2 pratiques étaient des punitions.
Concernant les sensations plus fortes grâce au pubis épilé, voici le témoignage d'une femme sur un autre forum qui apporte un éclairage différent
Paradoxalement, je pense que ça peut s'expliquer du fait que l'épilation provoque une irritation de la peau (qui est très fragile sur le pubis). Cette irritation entraine une hypersensibilisation, donc peut donner l'impression "d'augmenter" les sensations. Personnellement je souffre parfois de mycoses vaginales, et l'irritation qu'elles entrainent peut tout d'abord en effet "augmenter" la sensation de plaisir (entre autres l'orgasme vient plus vite), mais du coup ça devient vite douloureux, et l'acte sexuel doit durer moins longtemps. L'épilation irrite certainement moins que la mycose, mais l'effet est peut-être le même.
On pourrait leur répondre qu'en faisant durer le plaisir, et en étant à l'écoute de son partenaire, les poils ne sont pas un problème, bien au contraire
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pierregr
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MessageSujet: Re: acomoclitisme ?   Ven 30 Oct 2009 - 9:15

@Constant, j'ai donné le lien vers le blog avec les pubis naturels car ceux-ci deviennent rarissimes, aussi bien dans la pornographie que dans la presse érotique.
Au sujet de celle-ci, sur le site sexactu.com, on évoque les Miss Playboy des années 71 à 2008 avec une photo pour chaque année. L'article s'appelle "la fin de L'origine du Monde", il y a ± 50 commentaires, cela date de 2008 : http://www.sexactu.com/2008/08/27/la-fin-de-lorigine-du-monde
voici comment est introduit le sujet
ce site retrace l'histoire du pubis via l'évolution des playmates. Mise à plat, l'évolution est rapide. On peut la réduire à trois dates :
- 1992 : les playmates commencent à envisager de ratiboiser le buisson,
- 1999 : le ticket de métro devient la norme,
- 2005 : disparition totale du poil.

Voici le lien direct vers les pages du Playboy : http://www.playboy.com/girls/hotmodels/features/waxing-nostalgic/1971-1981.html
C'est un retour en arrière, au temps où il était inacceptable de montrer les signes de maturité sexuelle des femmes sur les représentations de leur corps (statues et tableaux). Or à l'époque, c'était par misogynie et puritanisme. Ce qui me fait dire qu'aujourd'hui, malgré la débauche d'images de sexe débridé, on enlève aux femmes un des attributs qui font d'elles des femmes, par opposition à la fillette impubère.
Ne pas montrer les poils dans le passé, c'était du puritanisme. Les montrer était en fait une victoire sur des siècles d'interdit et de misogynie. Les pornographes sont puritains, quoi qu'ils en disent en imposant des corps de femmes lisses. La pornographie actuelle est réactionnaire car elle refuse de montrer les femmes comme des êtres adultes et ce ne sont pas les seins siliconés qui y changent quoi que ce soit. Les seins n'ont jamais été tabous car nourriciers.
Je compare l'épilation féminine avec le voile chez les intégristes musulmans. Il a pour but de cacher une partie du corps vue comme érotique par les Musulmans machos qui refusent que d'autres hommes puissent être "excités" à la vue des cheveux d'une femme. Donc, enlever les poils (les cacher, en somme) ou cacher les cheveux, c'est du pareil au même, on enlève un attribut potentiellement érotique. Les mollahs main dans la main avec les pornographes pour empêcher les femmes de montrer des attributs érotiques, qui l'eut cru ?
Pour terminer, deux anecdotes qui démontrent l'influence des représentations du corps des femmes sur les esprits.
1)Info issue d'un blog :
L'histoire la plus incroyable est celle du critique d'art anglais Ruskin, célèbre pour avoir défendu les artistes préraphaelites. Quand il épouse la belle Effie Gray en 1848, Ruskin est vierge. Il n'a jamais vu de femme nue, autrement qu'en statue. Le soir de la nuit de noces, il est horrifié de ne pas trouver, sous les jupes de son épouse, le renflement marmoréen, l'abricot imberbe auquel il s'attend. Cela gâche leur mariage. Six ans plus tard, Effie Gray demande le divorce au motif qu'elle est toujours vierge. Dans une lettre écrite à une amie, Effie raconte l'humiliation atroce que représente l'examen gynécologique : elle a dû révéler au regard la monstrueuse difformité dont elle se croyait atteinte. Son mari l'avait convaincue que les poils faisaient d'elle un monstre.
2)J'ai vu en 2008 une rediff d'une émission de JL Delarue consacrée au premier rapport sexuel. Des jeunes témoignent de ce qu'il a représenté pour eux. Il y avait aussi un éducateur qui va dans les lycées pour expliquer l'anatomie, le maniement des préservatifs, la prévention contre les MST. Il disait qu'un jour, un jeune homme se plaignait d'avoir mal vécu son premier rapport car il pensait que la fille était malade. Sa "maladie", c'était ses poils pubiens. Il n'en avait jamais vu sur le corps d'une femme car il n'avait que les films X comme seule référence.
C'est un témoignage très intéressant car ce genre de remarques était impensable il y a 10 ans. Cela montre bien l'influence sournoise des images sur les gens, avec des conséquences concrètes très dommageables. Ce garçon est totalement dans l'inversion de la réalité. En effet, ce sont les femmes malades ou vieillissantes qui n'ont "naturellement" plus de poils. Ce que Ruskin a vécu au 19ème se répète, de façon très étrange, 150 ans plus tard.
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